PARASITES
Fragments d’un monde brouillé
Dans un monde saturé d’images, où le flux incessant d’informations brouille notre perception et fragmente notre rapport au réel, Parasites interroge notre époque à travers une vision déformée, éclatée et déstructurée, presque hallucinatoire. Inspirée par les parasites télévisés — ces interférences visuelles qui brouillent le signal et altèrent l’image — cette série ne se contente pas de capter des images : elle cherche à révéler les fractures invisibles qui traversent nos sociétés contemporaines — la vitesse effrénée du temps, la dispersion des identités, la multiplication des discours et des influences.
Les photographies de Parasites sont autant de fragments d’un monde en crise, où la surconsommation d’images, souvent instrumentalisées, agit comme un parasite déformant notre mémoire collective et individuelle. Elles témoignent de cette réalité brouillée, où la vérité se dissout dans un kaléidoscope d’images saturées, floues et déstructurées — un miroir déformant des tensions sociales, idéologiques et culturelles qui nous traversent.
À travers cette démarche, la technique d’expérimentation visuelle — interférences, bugs numériques, dérèglements analogiques — devient un langage, un outil pour traduire ce chaos visuel et symboliser la fragmentation du monde dans lequel nous vivons. Parasites est donc une invitation à regarder au-delà de l’écran, une exploration de ce qui subsiste de l’humain lorsque la machine à communiquer s’enraye, et une interrogation sur notre capacité à reconstruire du sens à partir de ses débris.
